Le "coup de gueule" poussé par Cursus UD et signé par des élus.
Il y a quelques jours, Baptiste AVRILLON (élu au Conseil d'Administration pour la liste Cursus UD) à rédigé une lettre pour l'administration de l'UJM.
Une lettre qui a été co-signé par une vingtaine d'élus des conseils centraux et conseils de facultés. Cette lettre qui dénoncent certains problèmes liés à l'organisation de la conférence des élus, et qui dénonce le comportement de certains personnels. Cette lettre certes virulente à quelque peu "faché" l'administration, mais pourrait aussi permettre de faire avancé le "schmilblik"
Je vous met donc ci dessous la copie de cette lettre.
Objection de conscience
Le désir « d'objection de conscience » est né d'un constat d'impuissance de l'élu étudiant et de la Conférence face à la machine administrative de l'UJM. Depuis deux ans, la Conférence des élus n'a jamais pu avoir un rôle quelconque dans la vie de l'UJM, si ce n'est à travers les motions proposées au Congrès de 2009, motions qui n'avaient par ailleurs pas été adoptées, ni même votées par le-dit congrès. C'est trop peu...A l'heure où de nouvelles commissions se mettent en place, se pose la question du rôle qu'elles peuvent jouer dans la Vie Universitaire. Pour ma part, je crains qu'elles se distinguent par leur insignifiance – quel que soit l'ampleur du travail qu'elles puissent fournir par ailleurs – et que la Conférence des élus étudiants n'est ici que comme un os à ronger jeté en pâture à des élus étudiants déconsidérés.
Tout d'abord, la Conférence des élus étudiants n'a pas de reconnaissance officielle. Le CTP, lui, est aujourd'hui reconnu comme une instance à part entière, et cela est heureux. Ces avis sont présentés et souvent écoutés en Conseil d'Administration. En comparaison, la conférence des élus n'a jamais été considérée comme une instance décisionnelle ou même encore de proposition et de réflexion.
On ne peut d'ailleurs que regretter le mépris avec lequel sont traités les élus étudiants en Conseil. Il est vrai que les élus étudiants sont d'une instabilité chronique – un étudiant ne restant pas pour une durée indéterminée, les interlocuteurs changent régulièrement. Il est vrai aussi qu'ils ne représentent pas une puissance avec laquelle on se sent obligé de composer, vu le peu de poids qu'ils ont dans les conseils. Ceci n'est pas propre à l'UJM, mais il est dommage que les étudiants ne soient pas considérés comme des élus à part entière, et qu'ils ne soit pas considéré sur un pied d'égalité avec les autres collèges d'élu.
L'UJM se targue de la mise en place de bonification citoyenne comme incitation à la participation aux différents conseils, à la rédaction de Comptes-rendus, etc.... Cependant, cette mesure d'encouragement devrait être relativisée, car un élu qui ne se sent pas écouté par les instances se lassera vite. La bonification comme seule politique de gratification de l'élu étudiant ne peut suffire ; et isolée, elle n'apparaît que comme l'achat de la conscience et de la docilité étudiante.
En vérité, l'équipe présidentielle de l'UJM semble se servir des élus selon ses besoins. C'est tant mieux si ils suivent la politique de l'Université, mais sinon, tant pis. Pour les élus surtout.
Il ne s'agit pas de remettre en cause l'ensemble de la politique de l'UJM en faveur des étudiants. Nous nous réjouissons d'ailleurs de la nouvelle MUME. Mais nous croyons qu'une politique pour les étudiants sans les étudiants ne vaut rien sur le long terme.
Nous pouvons aussi nous interroger sur le rôle de la VPE selon la vision de l'administration. Il faut d'abord considérer que les contours du rôle de la VPE sont flous. La Présidence semble considérer cependant depuis deux ans ce poste commein fine son outil personnel. Or, la fonction de VPE devrait être le relais des élus étudiants. La tentation de satellisation de ce poste par l'administration universitaire n'est pas saine et les situations d'ingérence peuvent avoir des effets désastreux.
L'UJM peut se vanter d'avoir le plus fort taux de participation étudiante aux élections universitaires. Il serait dommage que cela soit gâché par l'attitude présidentielle dénoncée ici. En continuant de considérer les élus étudiants comme de simples faire-valoir, on se coupe de la population estudiantine, qui a élu ceux-ci pour la représenter.
Baptiste AVRILLON. Élu étudiant au Conseil d' Administration.
Soutiennent
Prune BARDONNET (UFR ISEAG) ; Alexandre BERRADJ (UFR SHS) ; Marielle BLACHON (Cévu, Médecine) ; Adelyne BORNAT (UFR SHS) ; Estelle BRENIER (UFR Sciences ; supp. Cévu) ; Romain CELLE (CA) ; Germain COLLOMBET (CéVU SHS) ; Kévin DEMERENS (UFR ALL) ; Karine DI MAURO (UFR Droit) ; Josselin DUSSER (UFR ISEAG) ; Xavier FAYOLLE (UFR ISEAG) ; Lény GRASSOT (supp. UFR SHS) ; Antoine HAON-CORNILLON (UFR ISEAG) ; Élie KROLL (UFR SHS) ; Julien LAUNAY (Cévu Télécom) ; Gaëlle MICHEL (UFR ISEAG) ; Émeric PAGES (CA ; UFR Médecine) ; Alexis PEREIRA (UFR ISEAG ; supp. CA) ; Charline PERRIER (UFR ISEAG) ; Thierry PEYRON (UFR Droit) ; Rémi PROVENZANO (UFR ISEAG) ; Quentin RAMELET (Cévu SHS) ; Alexis RUIZ (UFR SHS) ; Marion SABATIER (UFR SHS) ; Clément VALOIS (Cévu Droit) ; Marion VALOIS (Cévu ALL) ; Charlotte YAO (supp. Cévu SHS)
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